saints populaires

Passion hagiographique

Dans 3 notes restées manuscrites, François DUINE a précisé ses motivations en ce sens.

"Ces légendes orales, si bizarres ou si grotesques qu’elles soient, valent bien les légendes écrites, et sont des monuments de la psychologie hagiographique.
Toute la question est d’avoir des recueils bien faits, par des esprits assez affinés pour sentir le prix de la littérature la plus simple, et assez informés pour savoir qui interroger et où observer.
- Ces légendes orales peuvent contenir un dernier fil de mythologie
- Les procédés hagiographiques n’ont pas tout pris du folklore. Ils sont moins riches, moins merveilleux, moins poétiques que les textes populaires. Ils ont fait un choix.
- Même fond de croyances populaires et même imagination, avec plus d’érotisme chez les païens, et plus de diableries chez nos chrétiens – mais Pausanias n’aurait pas été "dépaysé" chez nos bretons du moyen-âge.
- Dans l’hagiographie irlandaise, plus d’amour et plus de poésie, et plus de choses extraordinaires ; dans l’hagiographie armoricaine plus d’orthodoxie et plus de banalité. L’hagiographie galloise tiendrait le milieu entre l’armoricaine et l’irlandaise."

Fiches N° 732, 626, et 222, consultables au "fonds DUINE" de la Bibliothèque Universitaire de Rennes